Les préoccupations à l’égard du Saint-Laurent ne datent pas d’aujourd’hui. Dès le début des années 1970, la qualité de l’eau du Saint-Laurent se trouve au cœur des débats. Les constats se multiplient sur les restrictions qu’impose la pollution bactériologique et toxique à la récupération des usages et à l’aménagement global de l’utilisation du fleuve à des fins économiques, sociales et environnementales.
En 1972, le Groupe de travail Canada-Québec sur le fleuve Saint-Laurent reçoit le mandat de faire un portrait de la situation. Le groupe de travail constate que les usages récréatifs autant que les usages fauniques et commerciaux sont restreints par la pollution des eaux. Déjà à cette époque, l’effort concerté semble nécessaire à la résolution des problèmes recensés. En 1978, un deuxième comité fédéral-provincial d’études sur le Saint-Laurent est constitué et celui-ci recommande la mise sur pied de plans d’intervention visant à garantir une eau potable de qualité, l’assainissement des eaux usées municipales et une réglementation adéquate concernant les rejets industriels.
Plusieurs programmes d’interventions gouvernementales seront donc mis sur pied par les gouvernements du Québec et du Canada au cours des années 1970 dont, le Programme d'assainissement des eaux du Québec (PAEQ), le Programme d’assainissement des eaux usées municipales (PADEM), le Programme de réduction des rejets industriels (PRRI) et le Plan Saint-Laurent, une initiative Canada-Québec, qui sera lancée en 1988.
Aujourd’hui, nous devons en convenir, l’assainissement du Saint-Laurent n’est plus la responsabilité unique des gouvernements. Cette tâche grandiose qui est de rétablir la santé du fleuve et de recouvrer ses usages repose également entre les mains des collectivités riveraines, des organismes communautaires, des jeunes, ainsi que des intervenants de tous les secteurs de la société québécoise.
Cette section du site vous invite d’abord à effectuer un survol historique des interventions gouvernementales mises en place dès les années 1970, à suivre l’évolution de ces interventions lors de la mise en œuvre des quatre phases successives du Plan Saint-Laurent, ainsi qu’à découvrir et à apprécier la contribution non moins importante des industries, des collectivités riveraines, des organismes communautaires et des jeunes à l’atteinte des objectifs de protection, de conservation et de mise en valeur du Saint-Laurent.
Date de modification : 2008/05/20 – Avis importants

